Mayotte est une île située dans le canal du Mozambique. Elle appartient à l’archipel des Comores. Mamoudzou est la capitale administrative de Mayotte. C’est la ville la plus importante de Mayotte avec ses 30000 habitants. C'est là que bat le cœur de Mayotte. Mamoudzou est caractérisé par le va et vient incessant de la barge, son marché et surtout ses embouteillages incessant.
Dès la sortie de la barge, une ambiance tout en couleur vous attend, les chauffeurs de taxis attendent les clients et le marché est toujours plein. En face de la jetée, vous pouvez continuer tout droit pour rejoindre la place mariage. On trouve sur cette allée, la chambre de commerce, les agences de voyages, des boutiques artisanales, des agences bancaires et un peu plut haut la préfecture de Mayotte. Sur le bord de mer, le marché offre tout ce que peut offrir Mayotte en folklore et en odeurs épicées.
Mayotte est une collectivité française d'outre-mer. Sa superficie est de 374 km², répartis entre Grande-Terre (356 km²), Petite-Terre (18 km²) et une trentaine d’îlots non habités. Sa population est de 186 000 habitants (estimation 2007). Le français est la langue officielle, mais sur l’île, on parle surtout le shimaoré (« parlé mahorais ») ou le shibushi. Mayotte compte 95 % de musulmans, environ 4 % de catholiques et 1 % de protestants.
Les Mahorais de souche, 95 % des habitants de ce petit territoire français, sont d’origine bantoue. On compte aussi plusieurs familles indiennes, souvent venues s’installer sur l’île pour faire du commerce, mais aussi des Malgaches et quelques Réunionnais. La population mahoraise est jeune (plus de la moitié a moins de vingt ans) et croît très rapidement. Elle progresse de 4 % chaque année, notamment grâce à un fort taux de fécondité (4,7 en 2002), mais aussi en raison d’une importante immigration illégale. On estime que les clandestins représentent 30 % de la population de l’île.
Au plan économique, Mayotte fait figure d’eldorado. La croissance y avoisine les 9 % mais l'économie reste fragile. Les activités de pêche, d’agriculture et d’élevage (manioc, coco, banane, girofle, vanille, zébu) sont encore familiales et traditionnelles. Mayotte exporte l’ylang-ylang et la vanille qui ont autrefois fait sa réputation, mais aussi l'aquaculture. Cependant, l'île survit grâce aux aides de la France.
Le tourisme pèse chaque année un peu plus dans la balance commerciale (40 000 visiteurs qui ont dépensé 14,5 millions d’euros sur l’île en 2005). En raison de structures peu développées et d’un billet d’avion plutôt cher, le tourisme reste cependant presque majoritairement familial (on vient rendre visite à un proche), ou régional (des Réunionnais en quête de dépaysement par exemple).